Bien comprendre le low code et no code

Temps de lecture : 3 minutes

La digitalisation de l’économie est en train de bouleverser les modèles traditionnels de fonctionnement des entreprises. Pour rester compétitives, celles-ci doivent faire face à un besoin croissant d’exploitation des données. Dans ce contexte, les outils low code et no code permettent une programmation rapide. Mais comment fonctionnent ces outils de programmation informatique accessibles à tous ?

Sommaire :

  1. Qu’est-ce que le low code et le no code ?
  2. Quels sont leurs points communs ?
  3. L’importance d’un « Citizen Developer »
  4. Quel intérêt pour les entreprises ?

Développeuse codant sur un ordinateur portable Surface ; Travailler à distance depuis un café.

Low code et no code, le futur de la programmation informatique?

Qu’est-ce que le low code et le no code ? 

Le low code et le no code sont deux expressions représentant un mode de développement logiciel. Ils permettent de créer des applications sans ou avec peu de programmation informatique.  

Qu’est-ce qu’une plateforme de développement low code ?  

Un outil low-code permet de créer des applications métiers avec peu de compétence en code. Ce qui signifie que l’intervention de la DSI ou d’un développeur tiers sera nécessaire. Et ce, tant pour la construction de l’application que pour soutenir les métiers dans sa gouvernance des données et sa gestion de l’application.  

Toutefois, l’application low code pourra généralement être modifiée, gérée, utilisée en autonomie par ses utilisateurs. Au sein d’une organisation, le déploiement d’outils low code repose sur l’intérêt des collaborateurs pour le numérique et la technologie. Il faudra que ceux-ci s’emparent de ces outils pour assurer leur performance et utilité. 

Plus d’explication ici :

Qu’est-ce qu’une plateforme de développement no code ?  

Comme son nom l’indique, une plateforme de développement no code permet de créer des applications sans ligne de code, grâce à l’utilisation de briques. Les métiers pourront alors être entièrement maîtres de leurs applications et en définir les effets.  

Concrètement, les outils de développement no code reposent généralement sur le glisser-déposer de composants, représentés par des blocs visuels. L’objectif du no code est de simplifier et accélérer la création d’applications métiers pour tous.  

Quels sont leurs points communs ?

Les outils low code et no code comme Power Platform ont en commun plusieurs choses. En premier lieu, n’importe quel collaborateur avec un intérêt pour l’informatique pourra se transformer en “Citizen Developer”. Il s’agit d’une personne sans compétences de codage au sens strict, mais en mesure de développer des applications utiles aux métiers avec les outils adéquats.  

Les plateformes low code et no code ont aussi en commun l’utilisation de modèles graphiques et de widgets. Ces derniers permettent de mettre au point des interfaces utilisateurs en utilisant le “glisser-déposer”. Le but est de construire l’automatisation robotisée des processus pour déclencher des actions en fonction d’événements.  Elles se caractérisent enfin par l’utilisation de connecteurs permettant de regrouper des bases de données. 

Enfin, il est toutefois généralement possible de transformer un outil no code en outil low code grâce à l’implémentation de lignes de code qui permettent de complexifier et approfondir les usages des outils.  

Lire aussi Tout savoir sur l’intelligence artificielle

L’importance d’un « Citizen Developer » 

Au sein d’une organisation, le déploiement d’outils low code et no code s’accompagnera de l’émergence d’un nouvel acteur : le Citizen Developper, soit “développeur citoyen” en français. Quel est son rôle ?  

Le Citizen Developper sera, au sein de l’entreprise, une ou plusieurs personnes qui démontrent d’un intérêt marqué pour les outils digitaux et souhaitent approfondir leurs compétences techniques. Le Citizen Developper n’a pas besoin de connaître un ou plusieurs langages informatiques, mais de comprendre et maîtriser les plateformes de développement low code et no code. Il sera ainsi l’interface entre les équipes et la DSI, connaîtra les contraintes de sécurité et les besoins des différents collaborateurs en termes informatiques.  

Replay

Forum des Interconnectés 

Découvrez les bénéfices des applications low code no code pour les collectivités autour d’un atelier Microsoft proposé à l’occasion du Forum des Interconnectés qui se tenait à Nantes en mars dernier. 

Visionner le replay

Quel intérêt pour les entreprises ? 

Le low code et no code permettent donc de créer des applications facilement. Celles-ci seront ensuite modulables selon les besoins des métiers et de l’organisation, en effaçant la complexité des langages de programmation. 

L’intérêt de ce type d’applications peut être pluriel :

  • Peu ou pas d’intervention de la DSI
  • Usage calibré pour les besoins des métiers
  • Economies de budget face à l’utilisation de sous-traitants
  • Automatisation des processus
  • Gains de temps

En parallèle, l’utilisation de ce type d’applications permet la sécurisation du système d’information et permet de basculer vers le Cloud.  

La SNCF, par exemple, a créé une quinzaine d’applications métiers réunissant l’ensemble de ces bénéfices pour répondre à divers besoins.  

Questions Fréquentes

Qu’est-ce que le low code et le no code ?

Le Low-Code et le No-Code sont des approches de développement d’applications qui permettent aux utilisateurs de créer des applications sans avoir besoin de connaissances en programmation avancée

Les avantages du low code et du no code

Ils permettent aux utilisateurs de créer des applications plus rapidement et plus efficacement qu’avec la méthode traditionnelle de développement.
Ils réduisent le besoin de connaissances en programmation avancée
Ils réduisent le coût du développement d’applications en réduisant le temps et les ressources nécessaires pour créer des applications.

Comment fonctionne le Low-Code et le No-Code ?

Le Low-Code et le No-Code fonctionnent tous deux en utilisant une interface graphique pour créer des applications. Cette interface graphique est généralement accompagnée d’une bibliothèque d’éléments pré-conçus qui peuvent être glissés-déposés pour créer des applications. Les utilisateurs peuvent personnaliser ces éléments en fonction de leurs besoins, mais la majeure partie du travail est effectuée en utilisant l’interface graphique

A la une

Une femme utilisant une tablette mobile dans un espace de stockage de mobilier

Le Low-Code, outil d’engagement des collaborateurs

Développer des applications métiers performantes et avec peu de code, voilà la promesse portée par le « Low-Code », une approche qui facilite la prise en main des technologies par tous. IKEA France, un acteur majeur du commerce que l’on ne présente plus, fait partie de ces organisations qui considèrent les nouvelles technologies comme un moyen de (ré)engager […]

Lire l'article
Une équipe en entreprise qui discutent.

Azure OpenAI Service : l’IA générative en pratique

Au-delà de l’effet d’annonce, l’IA générative a bel et bien fait son entrée dans le monde de l’entreprise et est là pour rester… Immersion dans les divers cas d’usage concret développés, qui génèrent de valeur ajoutée et promesses d’efficacité.  Le partenariat scellé entre Microsoft et OpenAI fait naître de nombreuses innovations entre les deux firmes, mais […]

Lire l'article
A mother and her son learning about the human eye in their home office with Minecraft: Education Edition displayed on a Dell Latitude 3190 2-in-1.

Minecraft Éducation : une expérience éducative gamifiée pour tous

Minecraft Education est une expérience pédagogique et éducative innovante, à la croisée du jeu et de la leçon. Professeur ou parent, comment s’en emparer pour engager les enfants et les rendre acteurs de leur propre apprentissage ?     Minecraft, c’est avant tout un jeu vidéo de type “bac à sable”, c’est-à-dire qu’il intègre des outils permettant […]

Lire l'article