Transition énergétique : Microsoft accompagne ses partenaires sur le terrain

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Comment Microsoft accompagne la transition énergétique ? Technologie, écosystèmes, opportunités métiers et entreprenariat social… décryptage des enjeux et de leurs mises en application.

 

Il faudra « collectivement nous comporter de manière plus sobre et faire des économies d’énergie » a prévenu le chef de l’Etat lors d’une conférence de presse début septembre. Quelques jours plus tôt, la première ministre appelait les entreprises à réduire leur consommation énergétique de 10%, afin de faire face à un hiver sans gaz russe.

Une sobriété énergétique qui accélère la transition dans laquelle le secteur de l’énergie est déjà bien engagé. « Les acteurs de l’énergie doivent repenser leur manière de travailler, leurs business modèles et doivent surtout trouver des solutions de sobriété énergétique et de nouvelles énergies », présente Sandra Melki, Sustainability Lead à Microsoft. Des ambitions encore plus pressantes dans un contexte international tendu où la souveraineté énergétique est devenue un enjeu majeur.

Dans ce secteur en pleine transformation, Microsoft se positionne comme acteur mais surtout comme un partenaire stratégique pour ses clients et les grandes industries. Une approche déjà en marche qui s’appuie sur quatre piliers. Présentation.

La technologie au service de la transition énergétique

« Dans ce secteur, la data et l’IA vont être clés », projette Eneric Lopez, Directeur Intelligence Artificielle chez Microsoft. Tous les réseaux et les infrastructures sont connectés via l’Internet des Objets (IoT) et génèrent de la data. Cette donnée est clé pour en tirer de l’intelligence de manière automatisée, voire autonome. » Le but : une meilleure efficacité opérationnelle dans la consommation et la production de l’énergie, le lissage du trafic, l’absorption de la charge et, en bout de chaîne, la proposition des services aux usagers.

Un exemple de cette gestion de la transition énergétique optimisée est le bâtiment intelligent, illustre Eneric Lopez. Après l’avoir simulé numériquement, il pourrait être en mesure d’auto-réguler sa consommation de chauffage et de climatisation dans les divers espaces en fonction du nombre de personnes à l’intérieur, de ce qui se passe à l’extérieur.

Des entreprises leader de la transition énergétique

C’est la direction qu’a pris Schneider. L’entreprise a développé, sur les outils Microsoft, un micro-grid advisor afin de mieux prévoir quand et comment produire, optimiser ou stocker de l’énergie. Schneider a également déployé le building advisor  afin de développer et optimiser les smart buildings – ou bâtiments intelligents – et monitorer via l’IoT la qualité de l’air et les flux dans le bâtiment.

En matière d’autonomisation, Vestas,  une entreprise qui est sortie de l’énergie fossile afin de se concentrer sur l’éolien, a construit un Proof of concept (POC) en partenariat avec Microsoft. Grâce à la data, à l’IA, au machine learning et au Reinforcement learning, l’entreprise travaille à réduire les effets de sillage entre les éoliennes et d’optimiser la production d’energies. « En s’appuyant sur des modèles d’IA (reinforcement learning) et de HPC, on est capable de simuler l’orientation des turbines individuelles  en fonction du vent pour produire le maximum d’énergie », détaille Sandra Melki.

Eolienne de l'entreprise Vestas transition énergétique

Metroscope a quant à elle développé un jumeau numérique de centrales. Elle a ainsi pu simuler son fonctionnement théorique maximal et le confronter au fonctionnement effectif. L’année dernière, cette solution a permis de détecter jusqu’à 2 térawattheures de perte d’énergie, soit 900 000 tonnes de CO2.

Agir en écosystème

« Le changement climatique n’attend pas et il faut aller vite, tranche Eneric Lopez. L’objectif de Microsoft est d‘être plus forts à plusieurs ». Plutôt que de fonctionner en silo, chacun apporte son expertise dans le développement de solutions que l’on peut mettre sur le marché rapidement. Les entreprises signent de plus en plus de partenariats et on voit apparaître des eco-systèmes cross-industriels. « On a besoin des gros, des petits, et de toutes types d’expertises, analyse Sandra Melki. C’est comme ça que l’on va adresser le sujet du changement climatique et de la transformation énergétique. »

Microsoft a lancé à Station F un incubateur pour soutenir les startups qui accompagnent les entreprises dans leur transition énergétique. C’est le cas de Granular, qui édite des certificats d’origine au pas de temps horaire afin de définir d’où vient l’énergie produite. Une solution qui n’existe pour l’instant pas et qui aidera des entreprises comme Microsoft à sourcer de l’énergie renouvelable en toute transparence.

Une autre startup, NamR, permet de définir la performance énergétique d’un bâtiment en s’appuyant sur la data. Les bâtiments sont extrêmement énergivores et sont un enjeu important du changement climatique.

Au-delà de l’écosystème startups, Microsoft s’appuie également sur un réseau de partenaires. Ainsi, un partenariat entre EDF et Microsoft a permis de développer MUSE, une plateforme de gestion de l’espace urbain. Dans le même esprit, l’entreprise Cosmotech et ses partenaires startups, ont développé une solution permettant d’optimiser la consommation de la ville de Saclay. « On est plus sur du smart building mais sur de la smart city », se réjouit Sandra Melki.

Adapter les métiers et les opportunités

La transition énergétique nécessite de nouveaux talents au sein des entreprises et de nouvelles compétences. Il faut développer le niveau de compréhension, de compétence et la culture data afin de ne pas voir que des profils techniques mais une diversité des approches.

Microsoft collabore avec l’association Inco qui forme les jeunes éloignés de l’emploi. Sandra Melki s’apprête à donner une formation sur les “green jobs”, avec un focus sur la construction durable. « Au-delà du smart building, comment pense-t-on le bâtiment sur toute sa durée de vie, des matériaux utilisés pour la construction jusqu’à la destruction et leur réutilisation », présente-t-elle. Dans une logique similaire, Microsoft travaille en partenariat avec Simplon, qui forme des développeurs en 10 mois. « Il ne faut pas uniquement des data-scientifiques, mais une mixité dans les profils », appuie Eneric Lopez.

En parallèle, Microsoft sensibilise les managers à travers l’AI Business school, un MOOC avec des formations en ligne et en présentielles à l’IA. « On n’y aborde pas seulement la dimension technique, mais aussi la stratégie, l’organisation et la culture », souligne le directeur IA.

Encourager l’innovation sociétale

De la même manière que les startups sont des vecteurs d’innovation pour les grands comptes, il y a une dimension de « startups à mission ». Microsoft ambitionne d’accompagner les entrepreneurs à impact positif qui agissent pour l’environnement, mais aussi sur l’énergie et les modèles sociétaux positifs. Ce soutien passe par la mise à disposition de technologies mais aussi en aidant ces startups à passer à l’échelle en les connectant avec des grands industriels.

En parallèle de son incubateur à Station F, Microsoft a mis en place le programme Entrepreunership for positive impact. L’une des entreprises accompagnées est “Stop à l’exclusion énergétique”, dont la mission est d’aider les personnes en précarité énergétique à avoir accès aux énergies renouvelables et à des appartements bien isolés.