Dossier Hybrid Work : Pour vivre heureux, travaillons mieux

Temps de lecture : 6 minutes

Et si cette nouvelle dynamique d’un monde hybride était l’occasion de repenser notre approche du bien-être au travail ? 

 

La crise sanitaire l’a prouvé : nous sommes parfaitement capables d’être productifs à distance. En effet, ces 18 derniers mois, la multiplication des outils collaboratifs et leur adoption massive ont permis aux organisations et à leurs collaborateurs de continuer à travailler presque « normalement ». Fort de ce constat, le monde du travail saute aujourd’hui à pieds joints dans un univers à la croisée du physique et du digital, pour devenir hybride. Le monde hybride appelle à plus de flexibilité et de souplesse dans notre façon d’appréhender le travail, où le « phygital » devient la nouvelle norme. Comment ne pas perdre le lien avec les autres lorsqu’on est souvent en télétravail ? Quelle place pour la culture d’entreprise et le sentiment d’appartenance ? Toutes les tâches réalisables à distance doivent-elles pour autant ne plus exister en présentiel ? Des interrogations qui mettent le doigt sur le paradoxe du travail hybride et l’importance de repenser notre relation au travail, pour que chacun y trouve son compte. 

 

Tenir compte de la diversité des profils et des attentes 

Aujourd’hui, 73 % des collaborateurs aspirent à plus de souplesse et de travail à distance, et dans le même temps, 67 % d’entre eux aspirent à (re)créer du lien avec les autres. Ce besoin de lien et de reconnexion à l’humain influe inévitablement sur le bien-être des salariés, mais pour autant, nul besoin de repasser au monde d’avant. Au contraire, les entreprises ont tout intérêt à tirer parti de ce que nous offre le travail hybride pour servir l’épanouissement des collaborateurs : « L’approche du bonheur au travail varie en fonction des collaborateurs, certains vont être plutôt en quête de sens, d’autres en quête de plaisir, d’autres encore plus pragmatique sur le rôle financier de leur emploi. L’entreprise doit être capable d’adresser cette diversité de profils, en rendant leurs conditions de travail plus flexible », analyse Nadine Yahchouchi, Directrice Modern Work chez Microsoft France. Une flexibilité qui est l’essence même du travail hybride, un travail beaucoup plus personnalisé et personnalisable.  

Le sondage OpinionWay pour Microsoft sur le bonheur au travail révèle sans surprise que les collaborateurs heureux dans leur vie personnelle sont plus heureux dans leur vie professionnelle, et vice versa. Donc même pour des personnes ayant un job « alimentaire », la flexibilité de télétravail ou de réduction des taches pénibles qu’offre le monde hybride leur permet de mieux profiter de leur vie personnelle, donc professionnellement. 

Si les organisations n’ont pas à imposer un « bonheur » au travail, et si la responsabilité du « bonheur » est personnelle et individuelle, les entreprises ont donc néanmoins un intérêt évident de rétention à elles peuvent, néanmoins, donner à établir des conditions minimales de bien-être pour leurs collaborateurs, et ce monde nouveau leur offre de toutes nouvelles opportunités pour le faire.

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A l’heure où le travail hybride est devenu la norme, Microsoft met la technologie au service d’une expérience collaborateur simplifiée et intégrée.

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3 façons de cultiver le bonheur dans le monde hybride

 

Plus qu’un bureau, une expérience

Les collaborateurs ont envie de retourner au bureau, mais pas à n’importe quel prix. Ils veulent choisir d’y aller. Ce nouveau rapport de force pousse les organisations à réaménager les espaces de travail en mode hybride et à faire du bureau une expérience centrée sur les employés. L’expérience du bureau physique doit être réinventée autour des collaborateurs pour qu’ils s’y sentent bien. Il faut penser à la façon dont l’espace physique va redevenir un espace d’échange et de lien. Café de rencontres à l’entrée des entreprises, placements définis de façon aléatoire grâce à des applications ou encore Wifi sur les terrasses, l’expérience du bureau de demain devra être plus attractive, plus fluide et plus séduisante. Les outils aussi peuvent aider à donner un sens au bureau. Les planifications de présences dans Outlook permettent à chacun de savoir qui est présent sur site, afin de planifier des déjeuners, cafés et fous rires sans pinguer tout le monde pour savoir qui sera là.

Deux grandes tendances semblent d’ailleurs se dégager, avec d’un côté un modèle centralisé, de l’autre un modèle décentralisé. Le bureau version centralisée est un espace pouvant accueillir tout le monde, et est pensé vers l’extérieur. On s’y retrouve pour vivre une expérience, et on y va pour rencontrer ses partenaires, déjeuner avec nos clients, passer une journée de team building. La version décentralisée, elle, se veut plus intime et proche de l’esprit start-up, avec des antennes implantées dans un cadre de vie agréable, des locaux plus petits, plus familiers et réconfortants. Les locaux sont ouverts non-stop, on y va comme dans sa deuxième maison. Et quand les moments plus « spéciaux » se partagent dans un tiers lieu, dans un restaurant ou en offsite. Ces deux approches représentent un idéal du nouveau bureau physique, que toutes les entreprises n’envisagent pas forcément d’atteindre, mais dans lesquelles elles pourront piocher pour construire leur bureau de demain : « La réalité du bureau se situera entre ces deux modèles », souligne Nadine Yahchouchi.

 

Pourquoi se rencontrer ?  Les managers, véritables G.O de la vie de bureau

Avec le travail hybride, il est plus que jamais nécessaire de comprendre pourquoi on se voit. Réunion du jeudi matin, brainstorming avec les équipes en région, one-to-one… Ces rendez-vous gravés dans le marbre depuis parfois des années sont à reconsidérer à l’ère de l’hybride, et ce sont les managers qui doivent être à la manœuvre pour piloter ce changement ! « Les managers doivent revoir l’intention qu’ils mettent derrière chaque réunion, mieux comprendre les objectifs des rencontres entre collaborateurs et animer des temps de convivialité sur site » indique Nadine Yahchouchi, et d’ajouter : « Aujourd’hui, venir au bureau pour aller vivre un « tunnel de visioconférences » sur 8h n’a aucun sens. Le bureau, c’est d’abord un lieu d’échange ».

Les managers doivent donc être plus intentionnels dans leur raison de créer des évènements en présentiel, et plus intentionnels dans le renforcement du lien humain, en mêlant des temps dédiés au travail et des temps dédiés à la convivialité.

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Pour vivre heureux (au travail), vivons compartimentés ?

Je compartimente, tu compartimentes, il compartimente… Au premier abord cela peut sembler barbant et pourtant, rien de mieux que de compartimenter les tâches mieux faites en distanciel et les activités mieux exécutées en présentiel pour tirer avantage du mode hybride. Le travail à distance permet d’être plus efficace dans les tâches très opérationnelles du quotidien, de se créer une routine au profit d’une meilleure concentration et de plus d’efficacité, et de profiter de pauses personnelles à son gré.  Le télétravail est donc l’occasion rêvée de ne plus passer son temps à jongler entre différentes tâches et d’être plus intentionnel et plus présent dans son travail pour bien le compartimenter, grâce à des moments bien identifiés.

En présentiel, on mise sur les échanges informels, la création de liens humains et l’on privilégie des activités qui requièrent de la créativité, comme les sessions de créativité, moins bordées et plus engageantes « en vrai » que derrière un écran. Là encore, la question de l’intention que l’on met est primordiale : il est important de bien comprendre l’intention de chaque temps de collaboration, de bien les compartimenter, car cela permettra de tirer le meilleur des deux modes, et d’être pleinement présent dans sa tâche. Cela requiert aussi une réorganisation globale des temps de l’entreprise, pour que les temps de lien et les temps de revues opérationnels soient de préférence sur des jours identifiés et que les collaborateurs puissent s’organiser au mieux. Par exemple chez Microsoft France, les temps dédiés au réunions opérationnelles sont les lundis et vendredis, jours plus favorables à du télétravail. Le reste de la semaine, les managers peuvent proposer des moments d’équipe plus créatifs ou informels. Il faut pleinement profiter de ces moments.

Le travail hybride nous apprend ainsi à identifier les sujets importants, à mieux les compartimenter et à les vivre encore plus pleinement. Comme un goût de bonheur ?

 

Vous ne connaissez pas encore notre web-série « Disponible » sur le travail hybride ? Découvrez comment la comédienne Lucie Carbone s’en sort en télétravail dans sa toute nouvelle organisation.

 

 

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