Au fait, la blockchain, ça sert à quoi ?

CYBERSÉCURITÉ
Temps de lecture : 3 minutes

Avouons-le : même si le bitcoin a conduit à une certaine démocratisation du concept de blockchain, les cas d’usages métier qui en découlent restent encore obscurs pour le plus grand nombre. La blockchain en France, est essentiellement connue de par l’arrivée des très populaires cryptomonnaies. Pourtant, la technologie de blockchain peut être adaptée à d’autres secteurs que l’économie, avec les transferts de monnaies. En effet, cette chaîne de blocs permet de garder en toute transparence et de manière sûre pour les utilisateurs des réseaux, la traçabilité de n’importe quel échange réalisé. Un atout majeur, de nos jours au cœur des problèmes de cybersécurité.

Comprendre la blockchain

Résumons (à très grands traits) : la blockchain permet d’écrire des opérations dans un grand livre stocké de manière décentralisée. Cette décentralisation contribue à rendre ces écritures infalsifiables. Voilà pour la base.

Ajoutons que ces bases de données décentralisées peuvent être publiques (comme celle des bitcoins) ou privées (restreinte à quelques membres). Dans tous les cas, elles permettent de se passer de tiers de confiance (d’une autorité unique et centrale) puisque chaque noeud du réseau contribue mécaniquement à cette confiance.

Avec quels usages à la clé ? Si les applications évidentes concernent les transactions financières, il y en a bien d’autres. Parmi elles notamment, les « smart contracts » qui appliquent les conditions d’un contrat de manière automatique, sans intervention d’une autorité. On peut donc déjà imaginer des applications de la blockchain, dans le cas d’une transaction immobilière par exemple, dans laquelle les nouveaux acquéreurs pourraient se voir remettre le titre de propriété de manière totalement sécurisée en utilisant la technologie de blockchain. La blockchain en France est encore trop peu exploitée, et bien qu’elle se développe principalement dans le domaine de l’économie et de la finance, son protocole ne l’est pas encore dans les autres domaines. Une des applications de la blockchain, la dernière créée fonctionnant avec des acteurs majeurs, et qui une fois déployée pourra révolutionner le monde réel, serait d’utiliser la chaîne de blocs pour le vote. En effet, l’utilisation d’un système de vote électronique fonctionnant avec la blockchain en France, permettrait que le protocole utilisé assure le vote et son stockage dans la chaîne de blocs, tout en offrant la meilleure condition de vote depuis n’importe où et n’importe quand tout en pouvant retracer la dernière modification effectuée et son origine. De plus, la blockchain assure aux acteurs un échange d’initial coin ou de jetons tout en préservant son anonymat, une manière simple et efficace employée par de nombreux utilisateurs pour se détacher de leurs banques traditionnelles respectives, et de se tourner vers une nouvelle économie et un nouveau moyen d’échange, plus sûr, plus rapide et surtout infalsifiable et hors de portée des personnes qui ne seront pas concernées par cet échange.

Un exemple d’application de la blockchain

Globalement, la blockchain peut s’appliquer dès lors qu’un registre a besoin d’être partagé.

Un exemple très concret a été donné lors de l’édition 2017 de Microsoft Experiences. Ce projet (un prototype pour l’heure) mené par Microsoft et Viseo pour Renault répond à une problématique clé : comment enregistrer de manière infalsifiable tous les événements (changement d’une courroie, remplacement d’une batterie, accident, contrôle technique, etc.) qui surgissent dans le cycle de vie d’un véhicule ? Autrement dit, comment mettre en place un carnet d’entretien numérique ?

À cette fin, l’information ne doit pas seulement être infalsifiable une fois écrite, elle doit aussi être accessible en lecture ou en écriture à différentes parties :
> le garagiste peut ajouter des informations, par exemple après un contrôle technique
> le conducteur peut autoriser son assureur à accéder des infos relatives à son style de conduite (accélération, vitesse moyenne, consommation…)
> un acheteur potentiel peut (si le vendeur l’autorise) lire le carnet d’entretien du véhicule.

À quoi ressemble concrètement ce carnet d’entretien numérique adossé à une blockchain de consortium motorisée par Azure Blockchain as a Service ? Réponse dans les 10 premières minutes de cette vidéo (la suite est réservée à un public d’architectes et de développeurs).

 

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