Au fait, la blockchain, ça sert à quoi ?
CONFIANCE NUMÉRIQUE

Au fait, la blockchain, ça sert à quoi ?

Avouons‐le : même si le bitcoin a conduit à une certaine démocratisation du concept de blockchain, les cas d’usages métier qui en découlent restent encore obscurs pour le plus grand nombre. Résumons (à très grands traits) : la blockchain permet d’écrire des opérations dans un grand livre stocké de manière décentralisée. Cette décentralisation contribue à rendre ces écritures infalsifiables. Voilà pour la base.

Ajoutons que ces bases de données décentralisées peuvent être publiques (comme celle des bitcoins) ou privées (restreinte à quelques membres). Dans tous les cas, elles permettent de se passer de tiers de confiance (d’une autorité unique et centrale) puisque chaque noeud du réseau contribue mécaniquement à cette confiance.

Avec quels usages à la clé ? Si les applications évidentes concernent les transactions financières, il y en a bien d’autres. Parmi elles notamment, les « smart contracts » qui appliquent les conditions d’un contrat de manière automatique, sans intervention d’une autorité. Globalement, la blockchain peut s’appliquer dès lors qu’un registre a besoin d’être partagé.

Un exemple très concret a été donné lors de l’édition 2017 de Microsoft Experiences. Ce projet (un prototype pour l’heure) mené par Microsoft et Viseo pour Renault répond à une problématique clé : comment enregistrer de manière infalsifiable tous les événements (changement d’une courroie, remplacement d’une batterie, accident, contrôle technique, etc.) qui surgissent dans le cycle de vie d’un véhicule ? Autrement dit, comment mettre en place un carnet d’entretien numérique ?

À cette fin, l’information ne doit pas seulement être infalsifiable une fois écrite, elle doit aussi être accessible en lecture ou en écriture à différentes parties :
> le garagiste peut ajouter des informations, par exemple après un contrôle technique
> le conducteur peut autoriser son assureur à accéder des infos relatives à son style de conduite (accélération, vitesse moyenne, consommation…)
> un acheteur potentiel peut (si le vendeur l’autorise) lire le carnet d’entretien du véhicule

À quoi ressemble concrètement ce carnet d’entretien numérique adossé à une blockchain de consortium motorisée par Azure Blockchain as a Service ? Réponse dans les 10 premières minutes de cette vidéo (la suite est réservée à un public d’architectes et de développeurs).

 

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