Dreamquark : une solution d’IA low code au service des professionnels de la banque et de l’assurance

INTELLIGENCE ARTIFICIELLE
Temps de lecture : 5 minutes

Proposer les offres les plus adaptées à ses clients. Prévoir le moment où ils réfléchiront à vous quitter pour les recontacter. Ou fixer le prix le plus juste pour un produit ? C’est ce que permet de faire Brain. La solution d’intelligence artificielle de Dreamquark. En quelques années, Dreamquark est devenue une start-up incontournable dans le secteur de la banque et de l’assurance. Comment ? En surfant sur la vague du « low code ». qui autorise n’importe quel professionnel à manipuler et utiliser des données pour faciliter son travail ou améliorer ses performances. Nicolas Méric, son fondateur, nous raconte.

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Des labos à la start-up

Nicolas Méric a découvert le deep learning alors qu’il préparait sa thèse en physique des particules. « Les méthodes plus classiques de machine learning ne fonctionnaient pas bien pour répondre à ma problématique, » explique-t-il. Il est alors convaincu de l’intérêt des réseaux de neurones. Et il imagine déjà de très nombreuses applications en dehors de ses travaux de recherche. Son ambition ? Mettre tout le potentiel du deep learning au service du plus grand nombre. Dreamquark naît donc dans les jours qui suivent l’obtention de son doctorat. Au départ, elle s’adresse au monde médical, en proposant des algorithmes de reconnaissance d’images.

« Mais en 2016, le milieu médical n’était pas encore très mûr pour adopter des solutions d’intelligence artificielle, » explique Nicolas Méric. En revanche, il pressent, de rendez-vous en rendez-vous, qu’il pourrait développer des applications métiers dans un secteur connexe : celui des assureurs. À ses côtés, Malakoff Médéric, qui croit dans le projet. La start-up entre ensuite dans plusieurs programmes d’accélérations : Global direct d’Axa, mais aussi celui d’Allianz, de Deloitte, et d’AG2R la mondiale… L’objectif : développer des applications très faciles d’utilisation, pour répondre à des problématiques métiers. Faire du pricing, éviter le churn, prévenir l’absentéisme… Dreamquark passe alors d’une entreprise tournée vers la recherche scientifique à un fournisseur de solution packagée, sur étagère.
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Comment marche l’IA low code ?

La solution proposée par Dreamquark s’adresse aux experts de la vente et de la relation client dans le secteur des assurances quelle que soit la taille de leur entreprise. Elle les aide à mieux comprendre le cycle de vie des clients et ainsi renforcer leur ROI. Quels sont les produits qui fonctionnent le mieux pour quel type de population ? Quels sont les clients qui risquent de mettre un terme à leurs contrats ? Nicolas Méric qualifie ces experts de « citizen developpers ». « Ils ont une très grande connaissance de leurs problématiques métiers et commerciales. Gérer les risques ou le pricing, lutter contre le blanchiment… Ils ne sont pas des professionnels du numérique, mais ils ont conscience du fait que les données et des solutions automatisées peuvent les aider à remplir leurs objectifs et améliorer leur ROI », explique Nicolas Méric. Dreamquark met à leur disposition la solution Brain et ses différents modules. Ils répondent chacun à une problématique. Les algorithmes sont développés sur mesure pour chaque client. Les experts métiers peuvent réaliser eux-mêmes le paramétrage. Grâce à des interfaces accessibles sans compétences en code. Ils nourrissent les algorithmes avec leurs propres données.

Déploiement de la solution

Après cette phase d’entraînement de l’algorithme, qui dans certains cas ne dure que quelques minutes, les équipes de Dreamquark réalisent le déploiement, dans le cloud Azure ou on premise. Brain peut s’intégrer dans le patrimoine applicatif de l’entreprise, car il est compatible avec la plupart des solutions utilisées dans les secteurs bancaire et assurantiel. Par exemple, à un CRM. Les données sont ainsi mises à jour en temps réel. « Nous fournissons des outils pour évaluer la robustesse de la solution dans le temps. Si les performances décroissent nous les alertons pour faire évoluer l’application et réaliser des mises à jour. »

Dreamquark s’est aussi lancé dans le secteur bancaire et a été choisie par BNP Paribas en 2018 pour réaliser de l’analyse de risques.

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L’explicabilité, au cœur de la solution d’IA low code

C’est l’une des spécificités de Dreamquark : permettre à des utilisateurs qui ne maîtrisent pas le code de comprendre le fonctionnement des algorithmes. C’est un atout, dans un secteur aussi réglementé et sensible que celui des assurances. « En 2016, nous avons travaillé pour un de nos clients sur un sujet de fraudes à l’assurance. Nous devions scorer des dossiers et fournir des explications pour justifier nos décisions. » Depuis, chacun de leur algorithme fournit, en plus du résultat, les éléments clés qui lui ont permis de rendre sa décision. Pour certains sujets, il s’agit même d’une contrainte réglementaire. Les clients de Dreamquark doivent t être en mesure de justifier leurs décisions auprès des régulateurs.

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Une relation étroite avec Microsoft

Dreamquark utilise les solutions Microsoft depuis ses débuts etelle participe au programme Microsoft for Start-ups. « Nous avions conscience que le cloud était l’avenir, même si au départ nos clients étaient réticents, nous voulions les y amener », explique Nicolas Méric. L’équipe de Dreamquark s’est rendue plusieurs fois à Seattle, pour rencontrer l’écosystème Microsoft et nouer des partenariats pour renforcer son offre. Un premier client commun avec Microsoft se laisse convaincre par le cloud Azure : la Royal Bank of Scotland, qui déploie un algorithme d’analyse de risques à l’automne 2019.

Parmi les produits utilisés, les capacités de stockage d’Azure, associé à Load balancer, afin d’équilibrer la charge, ainsi que Kubernetes, pour la conteneurisation. « Azure est le cloud préféré des équipes techniques chez nos clients, la question ne se posait donc pas. Microsoft met à disposition une très grande variété de services, ce qui est un argument essentiel chez nos clients. »

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Les prochaines étapes

Les ambitions de Dreamquark dans les mois qui viennent ? Bien sûr, elles seront probablement réévaluées à l’aune de la crise du Covid19, mais elles devraient suivre trois axes prioritaires :

  • L’extension à l’international : Canada, Singapour et Japon, mais aussi en Europe, notamment aux Pays-Bas et en Espagne.
  • Le développement d’offres autour de la finance verte, qui devraient émerger dans les mois à venir.
  • Une expérience client encore plus simple. Favorisée par une extension des capacités des solutions technologiques. « Il nous manque encore quelques briques qui nous permettront bientôt de suivre le cycle de vie des clients de bout en bout, » conclut Nicolas Méric, qui souhaite que les résultats de Brain soient toujours plus lisibles et compréhensibles par les utilisateurs.
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