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Edtech : ces technologies qui transforment notre manière d’apprendre

S’il y a bien un domaine dans lequel les nouvelles technologies offrent des opportunités enthousiasmantes, c’est sans nul doute celui de l’éducation. Quelles clés donner aux professeurs pour créer des expériences d’apprentissage immersives et engageantes ? Comment tirer profit de la puissance des données et de l’intelligence artificielle pour personnaliser les enseignements ? Par quels moyens donner l’accès au plus grand nombre à l’apprentissage ?

La réponse avec des start‐ups innovantes de l’edtech et des experts de Microsoft qui collaborent pour transformer nos façons d’apprendre.

 

1 – La gamification : apprendre par le jeu

Quoi de mieux que le jeu pour apprendre et mémoriser ? Aujourd’hui, de nombreuses applications éducatives s’inspirent et utilisent ce que Nicolas Gaume, Directeur monde de l’expérience développeur chez Microsoft Group, appelle la « grammaire des jeux vidéo ». Cette dernière fait appel à des éléments souvent bien connus des apprenants : un héros, un système de niveaux, l’acquisition de pouvoirs magiques, des récompenses sous forme de badges ou de points, des bruits caractéristiques symbolisant une victoire ou une défaite…

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Learning by doing avec Wiloki

Grâce à cette grammaire, l’expérience d’apprentissage devient plus immersive et engageante. C’est tout l’objectif de Wiloki, une plateforme de soutien scolaire destinée aux élèves du CE1 à la 3ème, qui fait la part belle au learning by doing et à l’éducation personnalisée. Ainsi, au lieu de débuter par un long cours théorique, l’enfant réalise des exercices qui s’adaptent à son niveau. Il apprend par « une succession d’essais et d’erreurs qui relativise la notion d’échec », souligne Imad Bejani, Directeur Education et Recherche chez Microsoft France. Une évolution fondamentale, puisque d’après le chercheur en science de l’éducation Edgar Dale, l’être humain retient 90 % de ce qu’il a appris en faisant, contre 10 % de ce qu’il a appris en lisant.

Fondée sur l’intelligence artificielle, Wiloki s’appuie sur des algorithmes et un contenu modulaire. Le but est d’offrir à chaque enfant une éducation personnalisée, intelligente, motivante et adaptée. Grâce à l’analyse continue de millions de données évènements, la plateforme structure les types de parcours pédagogiques. Les contenus et les leviers de motivation, conçus par des experts dans chacun des domaines, sont modularisés pour s’adapter à ces parcours. L’élève suit la leçon sous la forme d’une vidéo ou d’une animation interactive. Il progresse dans l’aventure, tel le personnage principal d’un jeu vidéo.

Nicolas Gaume insiste sur l’autonomie donnée à l’élève. Il précise que cet auto‐apprentissage permis par le gaming est à l’origine de la méthode dite de la classe inversée. Les élèves étudient les cours chez eux et s’exercent en classe, contrairement au modèle classique. Ainsi, avec le soutien de Microsoft, de plus en plus d’écoles utilisent Wiloki avec des résultats probants. Après seulement deux mois d’utilisation régulière, 85% des apprenants progressent dans toutes les matières !

2‐ L’apprentissage social : on est plus intelligents à plusieurs

C’est bien connu, l’union fait la force. Cet adage est particulièrement vrai quand il s’agit d’apprendre, notamment dans l’enseignement supérieur et tout au long de la vie professionnelle. C’est le psychologue canadien Albert Bandura qui a théorisé le social learning. Il a observé que les élèves apprenaient beaucoup plus vite grâce aux autres, en les imitant. Il expliquait également dès les années 1960 que l’autonomie qu’ils en retiraient était une compétence particulièrement utile. Imad Bejani souligne qu’aujourd’hui « les recruteurs accordent un intérêt grandissant aux compétences acquises plutôt qu’aux diplômes obtenus ». C’est la raison pour laquelle les soft skills (compétences comportementales), parmi lesquelles celle d’apprendre en autonomie, sont de plus en plus valorisées.

Grâce aux nouvelles technologies, l’apprentissage vertical – du professeur vers les apprenants – est peu à peu délaissé. Se développent alors de plus en plus des méthodes qui favorisent l’intelligence collective. Une méthode grandement facilitée au sein des organisations par le logiciel de collaboration Microsoft Teams qui permet « aux collaborateurs de travailler ensemble par projets et non de façon hiérarchique » comme le souligne Nicolas Gaume.

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Apprendre les uns des autres avec Klaxoon

Depuis 2018, Microsoft et Klaxoon ont connecté leurs outils. Directement depuis Teams, les équipes ont ainsi accès à la suite complète d’applications collaboratives qui améliorent l’efficacité du travail en équipe. La plateforme est accessible depuis n’importe quel device et offre un ensemble d’activités interactives issues de la pédagogie active : sondage, quiz, nuage de mots, aventure gamifiée, brainstorming qui permet d’accroître le partage d’informations et l’interaction en formation, dans les groupes de travail. Ainsi, Ludovic Babin, professeur d’économie à l’Université de Rennes, affirme que cette solution a permis de maintenir la présence des étudiants en cours au‐dessus de 90% pendant tout le semestre. Ils sont maintenant pleinement acteurs de l’enseignement dispensé.

Avec l’intégration d’outils de collaboration comme Klaxoon et Teams, ainsi que l’utilisation d’écrans comme le Microsoft Surface Hub, les apprenants peuvent contribuer, partager des idées, du contenu, interagir au sein d’activités, valider des acquis pour construire un projet ou un exposé, même à distance. Ils peuvent aussi poser des questions pour faire voter les autres participants, réaliser des quizz ou des sondages et interpeller le reste du groupe. Le compte‐rendu est automatique et envoyé directement dans la suite Microsoft Office. Imad Bejani souligne que « ces outils numériques stimulent l’intelligence collective et changent le rôle du sachant en favorisant le learning by teaching, c’est-à-dire l’apprentissage entre pairs ».

3 – L’adaptive learning… un apprentissage sur‐mesure

Chaque apprenant progresse toujours plus ou moins vite, jouit de facilités dans certains domaines et éprouve des difficultés dans d’autres. L’apprentissage personnalisé est ainsi un axe de développement enthousiasmant. Il permet en effet à chacun d’apprendre à son rythme et selon la méthode qui lui correspond le mieux. Et pour cela, des technologies telles que l’intelligence artificielle, associées aux sciences cognitives, sont particulièrement intéressantes. Mais, selon Imad Bejani : « Tout le monde parle d’adaptive learning mais personne ne le fait… alors que les technologies sont là ! ».

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Les parcours pédagogiques à la carte avec Maskott

La start‐up Maskott développe ainsi une plateforme qui permet aux enseignants de structurer un parcours pédagogique adapté à chaque élève. Il leur suffit d’utiliser les briques (textes, exercices, contenus audios et vidéo) à leur disposition. Selon Imad Bejani, grâce à la puissance de calcul et de stockage du cloud Azure, ces informations sont ensuite utilisées pour que les enseignants puissent s’adapter à chaque élève grâce à des algorithmes d’intelligence artificielle.

Avec l’intelligence artificielle et la vaste bibliothèque d’algorithmes dont Microsoft dispose, l’enseignant peut suivre le parcours pédagogique de chaque élève et lui proposer des suggestions d’amélioration ou d’approfondissement

 

Demain, le professeur gagnera du temps et pourra apporter encore plus de valeur ajoutée qu’auparavant. Il pourra consacrer la majorité de son temps à aider individuellement les élèves et à créer de nouvelles briques d’apprentissage.

 

4 – L’apprentissage inclusif : un pour tous et tous pour un

En France, une personne sur cinq souffre de handicap. Pour 80 % d’entre eux, il s’agit d’un handicap invisible. « En regardant ce chiffre, la mission fixée par Satya Nadella de « donner à tous les moyens de ses ambitions » prend tout son sens », avance Philippe Trotin, Directeur de la mission Handicap et Accessibilité Numérique chez Microsoft France. En effet les outils numériques doivent s’adapter aux utilisateurs et non l’inverse, pour répondre à toutes les formes de handicap, visibles ou non. « Office 365 dispose ainsi d’un outil de vérification de l’accessibilité. Il peut être utilisé pour tout type de contenus : images, textes etc. », explique Philippe Trotin. De nombreuses autres applications favorisant l’accessibilité existent au sein des différentes solutions Microsoft. C’est par exemple le cas de One Note, l’un des outils de la suite Office 365. Ses algorithmes peuvent notamment associer des couleurs aux différents mots d’une phrase pour la décrypter et l’analyser.

 

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Les championnes de l’accessibilité : Axyn et Helpicto

Les nouvelles technologies permettent également d’assurer une accessibilité physique accrue aux apprenants. Par exemple, la start‐up Axyn développe un robot permettant à un élève de suivre les cours à distance grâce à un robot de téléprésence. Ce dernier peut alors voir, entendre et même intervenir comme s’il était présent. Pour Philippe Trotin, le plus important est que l’élève « conserve un lien social fort avec ses camarades. C’est d’ailleurs pourquoi Microsoft met à disposition tous ses services de connectivité, notamment via des solutions s’exécutant dans le cloud Microsoft Azure ». Une étudiante a ainsi pu effectuer un stage chez Microsoft grâce à cet outil.

L’accessibilité au contenu est également cruciale, par exemple quand des enfants autistes ou dyslexiques doivent lire un texte. La start‐up Helpicto utilise ainsi l’IA et les différents services cognitifs de Microsoft pour transformer une phrase, écrite ou orale, en pictogrammes. Par exemple, un parent pourrait demander à l’enfant : « est‐ce que tu veux manger une pomme ? ». L’outil transcrira alors la question en plusieurs pictos : « pomme » « l’enfant » « action de manger », ainsi que les réponses « oui » et « non ». L’enfant pourra alors choisir la réponse qu’il souhaite. Avec ces technologies dites inclusive by design, l’apprentissage devient possible pour tous, partout et tout le temps.

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La technologie, un outil au service de l’enseignement

Pour Nicolas Gaume, « les outils numériques ne se substitueront pas à l’apprentissage présentiel ». Il préfère parler d’apprentissage mixte ou blended learning. D’ailleurs, les mondes numérique et physique se complètent bien souvent. Par exemple, l’utilisation du stylet permet aux élèves de continuer à écrire de façon cursive et, comme le prouve une étude réalisée par la professeure Sharon Oviatt, de développer une pensée analytique avec une production de diagrammes, chiffres et symboles supérieure de 56%.