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Ces inventions ambitieuses qui n’ont pas connu le succès

Le monde des nouvelles technologies regorge de succès spectaculaires ayant changé la face du monde, d’internet personnel à l’iPhone. Mais plus nombreux encore sont les produits qui n’ont jamais su conquérir l’affection du public. Ceux‐ci ont fini dans le grand cimetière numérique des inventions oubliées. En voici une liste non exhaustive.

Le journal imprimé à domicile

Cette invention date de la fin des années 1930. À l’époque, les journaux s’inquiètent de la concurrence imposée par la démocratisation de la radio et cherchent une réponse adéquate. Attribuée à un certain W. G. H. Finch, elle a pour ambition de permettre à chacun d’imprimer lui‐même son journal à domicile plutôt que d’attendre le passage du facteur, avant de le parcourir devant une tasse de café. Le dispositif utilise des ondes radio pour envoyer une photographie du journal à un appareil installé au domicile de l’individu. Ensuite, l’appareil imprime le journal sous la forme d’un long rouleau de papier. À charge de l’utilisateur de le plier correctement avant de se plonger dans sa lecture. Ce qui est moins commode que de simplement déballer son journal. Le dispositif requiert surtout de s’armer de patience, puisqu’il faut environ quinze minutes pour imprimer une page.

 

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La télévision dans une paire de lunettes

Avec la démocratisation du smartphone, chacun peut facilement se rendre sur la toile partout où il se trouve. Bien avant l’iPhone, l’idée germe déjà dans la tête d’Hugo Gernsback, inventeur et grand amateur de science‐fiction, genre qu’il contribue à développer à travers le magazine Amazing Stories, qu’il lance en 1926. Près de 40 ans plus tard, il voit la télévision s’inviter dans de nombreux foyers américains. Il a l’idée de proposer une paire de lunettes permettant à chacun de regarder son propre programme télévisé. Le produit ne dépassera jamais l’état de prototype, mais smartphones et casques de réalité virtuelle doivent tous deux quelque chose à Gernsback.

Un phonographe de la taille d’une montre

Croisement entre l’iPod et la montre connectée, c’est ainsi que l’on pourrait présenter le « watch‐case phonograph », invention datant de 1936. Ce phonographe de poche offre un moyen transportable et peu encombrant d’écouter un disque de jazz. Il souffre malheureusement de sérieuses limitations. Par exemple, la nécessité de coller l’appareil contre son oreille pour entendre la musique. Pas question d’écouter la sonate complète, encore moins un opéra entier. L’appareil ne rencontra jamais le succès auprès du public, mais on ne peut lui ôter son ambition visionnaire.

 

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Le chapeau radio

Avant le casque audio sans fil, l’iPod ou même le walkman, nos ancêtres ont inventé un autre moyen d’écouter de la musique lors de leurs déplacements : le chapeau radio. Lancé en 1949 par l’inventeur américain Victor T. Hoeflich, l’appareil semble tout droit jailli d’un vieux film de science‐fiction rétrofuturiste. Mis en vente à travers tous les États‐Unis, il permet à son propriétaire d’écouter la radio dans la rue. Ceci à l’aide d’un casque équipé d’un récepteur, d’une paire d’écouteurs et d’une batterie rangée dans la poche. Victime de limitations techniques (le dispositif souffre d’une mauvaise réception et capte souvent les autres stations environnantes) et sans doute du look quelque peu excentrique pour son propriétaire, le produit ne connut qu’un buzz passager et fut retiré de la vente dans les années 1960.

Le Minitel, ancêtre de l’internet

On oublie qu’avant de péricliter, le Minitel connut un flamboyant succès. Il est lancé à l’échelle nationale en 1982. D’abord conçu comme un simple annuaire téléphonique, il permet rapidement aux Français d’accéder à tout un tas de services, banque, météo, et même téléphone rose. Les Français ont ainsi un avant‐goût, dix ans avant le reste du monde, des changements que s’apprête à introduire l’internet dans nos existences. Cerise sur le gâteau : on distribue le Minitel gratuitement aux abonnés de France Télécom. À son pic d’utilisation, dans les années 1990, le Minitel compte 25 millions d’utilisateurs, principalement dans l’hexagone. Malheureusement, le service ne parvint jamais à s’exporter au‐delà des frontières, et, victime de la concurrence du réseau internet et de sérieuses limitations techniques, commence à tomber en désuétude à la fin des années 1990. En 2012, 30 ans après son lancement, France Télécom ferme définitivement le service.

 

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Le drone qui suit automatiquement son propriétaire

Mi‐2015, l’entreprise Lily Robotics suscite une vague d’enthousiasme sur la toile, avec une vidéo promotionnelle stupéfiante. On y découvre un drone conçu pour les amateurs de sports extrêmes, qui se déploie tout seul lorsqu’on le lance dans les airs et peut même aller sous l’eau. Le buzz généré par la marque ne tarde pas à se concrétiser en chiffres : le drone accumule 34 millions de dollars de précommandes. Mais entre le public et la marque, la lune de miel ne dure pas. La date de livraison ne cesse d’être repoussée, jusqu’à ce que l’entreprise fasse faillite. Les choses ne s’arrêtent pas là, puisque plusieurs habitants intentent un procès à Lily Robotics dans la foulée. Ils l’accusent notamment d’avoir exagérer les capacités de son produit dans sa vidéo. L’entreprise Mota Group a depuis racheté la marque et sorti une nouvelle version du drone