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Infobésité en entreprises : 5 raisons de la combattre… et 5 clés pour y parvenir

Théorisée au début des années 1960 par l’économiste américain Bertram Myron Gross, la surcharge informationnelle est un sentiment de dépassement qui touche de nombreux salariés. Quels sont les risques encourus par ces boulimiques de l’information ? Comment sortir de cette spirale compulsive qui nuit à leur bien‐être et à la productivité de l’entreprise ?

 

Hyperconnectés mais surtout débordés… De nombreux salariés sont submergés par l’excès d’information et de sollicitations. À tel point que l’accumulation de mails est devenue la première cause de stress chez les travailleurs, d’après un rapport publié par le Centre d’analyse stratégique (CAS). Et pour cause : les Français passent l’équivalent de 99 jours par an à les lire et à les traiter !

L’infobésité rythme nos vies et le quotidien des entreprises depuis de nombreuses années. Nous recevons plus d’informations qu’il n’est possible d’en traiter et cela porte préjudice à notre activité professionnelle. Le phénomène s’est accentué avec l’arrivée des solutions mobiles et de l’hyperconnexion : le flux est devenu tellement important que nous ne parvenons plus à hiérarchiser les données que nous recevons. Quels sont les effets de l’infobésité sur notre santé et nos performances ? Comment lutter contre ses dangers potentiels ?

1. Le risque de saturation

Les principaux responsables de l’infobésité, ce sont les outils que nous utilisons au quotidien dans le cadre professionnel : courrier électronique, SMS, messagerie instantanée, intranet, réseau professionnel d’entreprise… Nous recevons ainsi plusieurs dizaines voir centaines de sollicitations par jour. Et à chaque fois que nous sommes interrompus, il nous faut plus d’une minute pour reprendre le fil de notre pensée. La perte de temps est donc considérable.

Pour faire face à cela, nombreux sont ceux qui optent pour le multitasking — pratique qui consiste à effectuer plusieurs tâches de manière simultanée, comme écrire un email tout en échangeant au téléphone par exemple. Souvent valorisée au sein de l’entreprise, cette mauvaise habitude réduit les performances et épuise ses adeptes. En effet, les multi‐tâcheurs mémorisent moins bien que les autres et multiplient les risques d’erreur.

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2. La paralysie décisionnelle

Nous sommes constamment noyés dans une masse d’informations qui attendent d’être traitées. Au lieu de nous permettre de faire des choix éclairés, l’excès de matière étouffe nos processus de décision. L’infobésité provoque une surcharge cognitive qui se matérialise par une forme de tétanie : nous sommes paralysés par le trop‐plein d’information.

Indécision, peur du risque… les manifestations peuvent être nombreuses et sont la conséquence bien réelle de cette pathologie.

3. L’émergence du blurring, zone grise entre vie professionnelle et personnelle

Par peur d’être jugés négativement ou parce qu’ils sont incapables de laisser leur vie professionnelle au bureau, de nombreux travailleurs restent connectés en permanence.

Toujours sur le qui‐vive, 84% des salariés consultent leurs emails professionnels en dehors des heures de travail, selon une enquête Adobe. Et plus de la moitié continue pendant ses vacances !

4. La dégradation du sommeil

Au risque d’écourter ses nuits, un Français sur deux dort avec son smartphone allumé à proximité du lit, d’après une étude Opinion Way. Dans ces conditions, difficile de résister à l’appel du vibreur ou à l’email nocturne d’un collègue. Or la présence du téléphone ou de l’ordinateur dans la chambre nuit à la qualité du sommeil et engendre une perte de performance et d’énergie. Le résultat, c’est que la moitié des travailleurs avoue faire des erreurs à cause de la fatigue engendrée par le manque de sommeil.

5. La souffrance au travail

L’infobésité est une pathologie qui peut engendrer une véritable souffrance au quotidien. 74% des Français éprouvent du stress face aux sollicitations incessantes des appareils numériques. Les trois quarts des managers ont le sentiment d’être pris dans une urgence généralisée et pensent que cette situation ne peut qu’empirer.

Lorsqu’un salarié se sent submergé par le flot d’informations qui se déverse en continu, il entre en phase de stress qui peut se manifester par une angoisse constante, une inquiétude, un sentiment de frustration, d’impuissance, voire de culpabilité.

À lire : Découvrez l’initiative “A call for the end of email supremacy” par Engie

 

Combattre l’infobésité, c’est possible !

Les conséquences de l’infobésité sont nombreuses et portent atteinte au bien‐être des salariés, comme à la performance des organisations.

Comment en venir à bout ? La réponse est simple : en améliorant la communication au sein de l’entreprise.

La bonne nouvelle, c’est que des actions simples peuvent vous permettre de reprendre le contrôle.

1. Abandonner l’idée d’exhaustivité

Dans un monde surinformé, prétendre tout savoir et tout comprendre en temps réel est une utopie. Pour sortir de l’infobésité qui nous rend malades, il faut abandonner l’idée d’exhaustivité. Accepter qu’il n’est pas possible de tout voir et de tout traiter est un premier pas vers la guérison. Limiter les sources d’information, c’est mieux comprendre et mieux traiter les messages que nous recevons.

2. Se mettre au régime

Et si la solution se trouvait dans la diététique informationnelle ? Concrètement, il s’agit de limiter le nombre de canaux entrants en sélectionnant soigneusement les applications et les réseaux sociaux que nous utilisons.

Afin de ne pas être tout le temps interrompu dans votre travail, priorisez ce qui est urgent et laissez de côté ce qui n’est pas utile. Instaurez par exemple des créneaux pour lire vos emails, en vous limitant à trois moments par jour. Et en dehors de ces plages de lecture, désactivez les notifications qui peuvent vous faire perdre du temps !

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3. Favoriser les solutions intégrées

Documents, messageries, appels, chat, agenda… Et si toutes les infos dont vous avez besoin se trouvaient à un seul et même endroit ? C’est la promesse des outils de solutions intégrées comme l’application Teams de Microsoft 365. Grâce au partage des documents et au chat intégré, vous pouvez dialoguer et travailler de manière collaborative avec vos collègues. Plus besoin de vous connecter à plusieurs applications ou de rester scotché à votre boîte mail.

À lire : Découvrez comment Engie a mis en place Teams

4. Instaurer des moments de déconnexion

Un tiers des cadres Français se déconnecte rarement — voire jamais — en dehors de son temps de travail, d’après le Crédoc. Cette situation a des conséquences graves : plus de la moitié voit sa vie privée perturbée par son emploi.

Depuis le 1er janvier 2017, les entreprises dotées d’un délégué syndical doivent inclure le droit à la déconnexion dans la négociation annuelle.

Concrètement, l’accord collectif peut prévoir le droit pour le salarié de ne pas répondre aux sollicitations professionnelles en dehors de son temps de travail. Des entreprises optent également pour la mise en veille des serveurs de messagerie le soir et le week‐end.

5. Privilégier les échanges IRL

Selon l’Orse, 38% des utilisateurs reçoivent plus de 100 messages par jour. Une quantité excessive qui a un effet dévastateur pour les travailleurs et les organisations ! Afin de privilégier les échanges IRL (« In Real Life », c’est-à-dire dans la vie) et réintroduire le dialogue en face à face entre collaborateurs, des entreprises instaurent des journées sans email.

Savez‐vous que 93% de la compréhension d’un message passe par le visuel et le son et seulement 7% par le texte ? Échanger par écrans interposés peut engendrer des erreurs et des incompréhensions. Pour les éviter, proposez à vos collègues de vous retrouver quelques minutes. Un rendez‐vous bien mené vous évitera des dizaines d’emails reçus et envoyés.

 

Certaines des informations ci‐dessus sont tirées d’une étude sur l’infobésité réalisée par Engie et d’un entretien réalisé avec Mohamed Benkhodja, Digital Day to Day Program Manager chez Engie