Fin du télétravail subi : comment relever le défi du travail hybride ?

Temps de lecture : 5 minutes

Comment réussir son passage au travail hybride 

 

A l’heure où la crise sanitaire semble laisser place à un retour progressif à la normale, certaines choses ne seront plus comme avant. Parmi elles, les habitudes de travail. Le management de proximité a pris une toute autre tournure quand le télétravail est devenu brutalement la norme, et doit aujourd’hui faire sa révolution en incitant notamment les collaborateurs à se saisir des outils collaboratifs. Entre visioconférences répétitives et surcharge informationnelle, les salariés peuvent de leur côté être confrontés à une forme de burnout numérique, loin du graal du bonheur au travail qui passe par le droit à la déconnexion.  

Autant de sujets qui vont rester d’actualité tant une demande des collaborateurs reste forte : après l’expérience du télétravail, ceux-ci souhaitent conserver une alternance entre le présentiel et le distanciel.

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Une demande des salariés 

Selon un sondage Harris Interactive réalisé fin mai auprès de 1600 salariés et 220 décideurs français, les salariés ayant travaillé à 100% en télétravail pendant la crise aimeraient continuer à le faire plus de la moitié de la semaine, soit 3,3 jours en moyenne. Ceux qui étaient déjà dans une configuration hybride avec une alternance de travail sur site et à distance aimeraient conserver 2,4 jours de télétravail par semaine. Les décideurs eux aussi plaident pour le télétravail, avec 2,3 jours de télétravail par semaine souhaités. 

Aux États-Unis, la tendance est la même. Selon une étude mensuelle de la Harvard Business Review effectuée sur 5000 Américains, les employés souhaitent en moyenne 2,5 jours de télétravail. Plus marquant encore, l’enquête démontre que plus de 40% n’hésiteraient pas à rechercher un nouvel emploi si leur employeur les forçait à revenir au bureau à plein temps. 

Dès mars dernier, Ford a annoncé que 30 000 de ses employés, dont la présence sur site n’est pas essentielle à la réalisation de leur mission, pourront mettre en place des horaires de bureau flexibles en accord avec les managers. British Airways, dont « l’objectif est de trouver un modèle de travail hybride qui convient à [leur] industrie, en mélangeant le meilleur du travail au bureau et à distance pour [leurs] employés », envisage du même coup de vendre son siège à l’aéroport de Heathrow. Les entreprises bancaires Lloyds et HSBC ont également partagé leurs volontés de réduire leurs espaces de bureaux, rapporte Forbes. 

La tendance est là pour durer et le travail hybride devient un argument de poids pour attirer et garder les talents au sein d’une entreprise. Contrairement au télétravail mis en place souvent en urgence pour répondre à la crise sanitaire, le travail hybride repose donc sur un savant équilibre. Une harmonie à définir entre le travail en présentiel au sein des bureaux et le travail à distance grâce à un environnement adapté. 

 

Outils numériques de collaboration 

Pour les entreprises, ce nouveau mode de travail demande des adaptations. Il faut repenser les processus de collaboration, le temps que passent les salariés au bureau, les aménagements des espaces de travail. La bonne nouvelle est que la technologie est prête et continue d’évoluer. Les outils numériques de collaboration existent et sont intuitifs, les environnements de travail intégrés tels que Microsoft Teams permettent d’améliorer la productivité des employés et de favoriser les échanges au sein d’une même plateforme. « J’ai vu des discours de vœux du patron faire des dizaines d’allers-retoursScan, pièce jointe, impression, modification… un véritable ping-pong par mail ! Avec un document commun, on enlève des étapes, on gagne du temps », évoque Christine Burtin-Le Mezo, Senior Customer Success Manager chez Microsoft France, pour souligner l’efficacité de ces nouveaux modes de collaboration.  

Ces outils permettent une traçabilité des échanges qui favorisent l’avancement des projets collectifs et assurent à tous de travailler sur une version commune et mise à jour – en anglais, la « single version of truth ». 

Côté hardware, il faut également s’assurer d’un équipement adapté pour éviter la fatigue numérique : un grand écran, une chaise ergonomique et de bonnes enceintes sont le B.a.-ba d’un environnement de travail sain. 

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Management : Confiance, transparence et convivialité 

Les moments en présentiel doivent être utilisés au mieux, pour effectuer des tâches collaboratives par exemple. Ce sera le rôle des managers qui, face à cette réorganisation de l’environnement de travail, se voient dans l’obligation de réinventer leur mission. 

Les points clés seront confiance et transparence, estime Franck Szabo, Principal Digital Advisor chez Microsoft France. Dans un article dédié, l’expert partage ses conseils pour un management adapté à cette nouvelle organisation du travail. « En travail hybride, les managers n’ont pas d’autre choix que d’accorder une plus grande confiance à leurs collaborateurs : lâcher prise sur les horaires, éviter le micro-management… C’est même le référentiel de mesure de la performance qu’il faut revoir », appuie Franck Szabo. « Peu importe comment et où vous avez travaillé, l’important c’est la qualité du travail effectué », ajoute-t-il. 

Un management de la maturité auquel on ajoute le sens de la convivialité, souligne Ghislain Deslandes, philosophe, professeur à ESCP Business School, et spécialiste du management : « Les managers doivent être sensibilisés à la nécessité de modérer la déshumanisation des rapports de travail mais aussi de maintenir et peut-être même d’accroître les lieux de convivialité pour que les gens continuent d’avoir ce que j’appelle l’affectio-societatis, c’est-à-dire l’envie de participer à un projet commun. Il faut des outils de bienveillance formels mais aussi informels », recommande-t-il. 

 

Cap sur la cybersécurité 

Avec une augmentation du périmètre des entreprises, il faudra enfin veiller à une formation accrue des salariés aux risques de cybersécurité et notamment aux dangers d’une généralisation du Shadow IT, soit l’utilisation d’appareils, de logiciels ou d’applications qui n’ont pas reçu l’approbation du service informatique de l’entreprise. L’architecture Zero trust peut être une alternative prometteuse pour les entreprises. « Zero Trust n’est pas “ne faites confiance en rien”, mais c’est adopter une façon plus intelligente de faire confiance », souligne Mark Simos, Responsable Architecte Cybersécurité de Microsoft (pour plus de détails sur ce sujet, lire cet article détaillé). Confiance, flexibilité et adaptabilité : les mots clés d’un travail hybride à succès. 

Le travail en mode hybride suppose un équilibre entre le travail en présentiel et le travail à distance. Ce qui tombe bien, c’est que les outils de collaboration numériques existent et permettent un travail collectif efficace et une plus grande flexibilité. Par ailleurs, s les managers parviennent à adapter leur mission en misant sur la confiance et la transparence, le travail hybride pourrait bien s’imposer dans l’immense majorité des organisations. Une tendance accentuée par la pandémie, et qui pourrait donc être le « nouveau normal » dans un monde post-Covid. 

 

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